La messe expliquée

La messe

Depuis 2000 ans, le Christ invite tous ceux qui l’aiment à se rassembler pour écouter sa Parole et pour partager son Pain : on appelle ce rassemblement «la messe» ou «l’eucharistie», ce dernier mot issu du grec signifie «action de grâce», «remerciement».

Peut-être ne vas-tu pas à la messe parce que tu ne comprends pas ce qu’il s’y vit.

Si tu savais vraiment… tu en serais transformé à jamais.

Sais-tu que les prières que tu fais pendant la messe sont souvent exaucées ?

 

 

Les étapes de la messe

 

 

1. Le rassemblement : « Le Seigneur nous invite au repas »

 

L’accueil

Le signe de la Croix : c’est le signe des chrétiens. Il rappelle que Jésus a donné sa vie sur la croix pour sauver tous les hommes. Par ce geste, les chrétiens disent qu’ils veulent suivre le Christ avec leur intelligence, leur cœur et leur force. Ils affirment leur foi en Dieu, Père, Fils et Esprit. Le signe de la croix exprime bien que les chrétiens sont rassemblés au nom de Dieu.

 

Le pardon

Le Seigneur nous aime infiniment. Sur la croix, Jésus nous l’a montré. Il nous invite à vivre avec Lui et Il nous accueille tels que nous sommes, malgré nos péchés. Dieu offre Son Amour de Père aux hommes, pour qu’avec Lui, ils soient heureux et vivent comme des frères. Le péché est l’attitude de celui qui refuse cet Amour et a une vie contraire à L’Evangile. Le Seigneur souhaite que les hommes accueillent Son pardon et se réconcilient. Plus les chrétiens découvrent que Dieu les aime, plus ils ont envie de changer et d’être comme des frères. La Miséricorde est une manière d’aimer débordante de tendresse. Celle d’une mère pour son enfant. Celle de Dieu pour chaque homme, par-delà son péché. Avec tendresse et patience, Dieu attend que nous revenions vers lui.

 

Je confesse à Dieu tout-puissant,

je reconnais devant mes frères,

que j'ai péché en pensée, en parole,

par action et par omission ; 

oui, j'ai vraiment péché.

C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie,

les anges et tous les saints,

et vous aussi, mes frères,

de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

 

 

Le Gloire à Dieu

Vraiment Dieu est formidable ! Il accomplit des choses extraordinaires. Il vient habiter au milieu des hommes en naissant petit enfant. Il nous rappelle qu’il faut ouvrir notre cœur à l’amour, qu’il faut regarder et admirer la beauté du monde qu’il a créé et surtout qu’il faut suivre le Christ. Et les chrétiens répondent à cela en chantant ou en proclamant le « Gloire à Dieu ». Dans le Gloire à Dieu, les chrétiens acclament le Seigneur à cause de tout l’amour qu’il donne aux hommes. Cette prière du Gloire à Dieu est inspirée de l’annonce faite par les anges aux bergers dans la nuit de Noël. On ne la chante pas dans les temps de pénitence : l'Avent et le Carême.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux
et paix sur la terre aux hommes qu'il aime.
Nous te louons, nous te bénissons,
nous t'adorons, nous te glorifions,
nous te rendons grâce pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel,
Dieu, le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père ;
toi qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de nous ;
toi qui enlèves le péché du monde,
reçois notre prière ;
toi qui es assis à la droite du Père,
prends pitié de nous.
Car toi seul es saint, toi seul es Seigneur,
toi seul es le Très-Haut : Jésus-Christ,
avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père.
Amen.

 

La prière d’ouverture

Le prêtre dit à voix haute une prière au nom de tous. On l’appelle aussi une « oraison ». Ce qui vient d’un mot latin qui signifie « prière ». Les chrétiens répondent « Amen » à cette prière. C’est un mot hébreu qui signifie « c’est vrai, d’accord ». Ainsi, quand on dit « Amen », on approuve fermement ce qui a été dit avant. Cela exprime notre désir de faire ce que nous disons. On le prononce une douzaine de fois au cours de la messe.

 

2. La parole de Dieu : « Le Seigneur nous fait comprendre la Bible »

 

La Bible raconte la longue histoire de l’amour de Dieu pour les hommes : son Alliance avec son peuple, les gestes et les paroles de Jésus, sa mort et sa résurrection, ainsi que la réflexion des premiers chrétiens. Les chrétiens croient que Dieu parle aux hommes d’aujourd’hui à travers ces textes, lus en Eglise, et que cette Parole éclaire leur vie.

 

La première lecture

D’habitude, on lit un passage de l’Ancien Testament en lien avec l’Evangile du jour. L’Ancien Testament, c’est la partie de La Bible écrite avant la naissance de Jésus.

 

Le psaume

En réponse à la première lecture, l’assemblée chante une très belle prière de la Bible. Il y a 150 psaumes. Jésus a prié avec les psaumes.

Un exemple de psaume

La deuxième lecture

On lit un passage d’une lettre d’un apôtre. Paul, Pierre, Jacques ou Jean donnent des nouvelles, des conseils, des avertissements aux premières communautés chrétiennes.

 

Alléluia

Ce mot vient de l’hébreu et veut dire « Louez Dieu ! Acclamez-le ! ». Donc on le chante pour acclamer la Parole de Dieu.

 

L’Evangile

Accueillir l’Evangile : Pour manifester notre respect de Jésus-Christ, Parole de Dieu, l’assemblée se lève avant la lecture de l’Evangile. Comme le prêtre, chacun trace avec le pouce, une croix sur son front, ses lèvres et son cœur, pour montrer que l’Evangile doit guider nos pensées, nos paroles et nos sentiments. Mais aussi, qu’on se sert de notre tête pour comprendre ce qui va être dit, avec notre bouche, à notre tour, on proclamera la Bonne Nouvelle, et on gardera dans notre cœur ces Paroles. Après l’Alléluia, on proclame un passage de l’Evangile. Chaque année, on lit plus particulièrement l’un des trois premiers Evangiles : Matthieu, Marc, Luc. C’est ce passage d’Evangile qui donne en quelques sortes le thème de la messe. L’Evangile, c’est Jésus lui-même qui nous parle, c’est pour cela que nous l’écoutons debout.

 

L’homélie

Pendant l’homélie, le prêtre ou le diacre aide à comprendre la Parole de Dieu, en particulier l’Evangile. Il demande aux chrétiens de relire sans cesse ces textes. Il les appelle à découvrir comment cette Parole change leur vie avec Dieu et avec les autres. Il les invite à la mettre en pratique chaque jour.

 

Le Credo

Ce mot latin signifie « je crois ». C’est le nom des grands textes que les chrétiens ont écrit pour résumer leur foi. Il y a deux textes : le Symbole de Nicée Constantinople et le Symbole des apôtres. Ces deux textes, les Symboles de la foi, ont été écrits il y a plus de 1500 ans. Faire « profession de foi » c’est proclamer, affirmer ce que nous croyons. Croire en Dieu, c’est lui faire confiance.

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, 
créateur du ciel et de la terre,
de l'univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur,
Jésus Christ, le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles.
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière née de la lumière, 
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré non pas créé, 
de même nature que le Père, et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel ;
par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie
et s'est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures,
et il monta au ciel ;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire,
pour juger les vivants et les morts,
et son règne n'aura pas de fin. 

Je crois en l'Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ;
il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils,
il reçoit même adoration et même gloire ;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l'Eglise, une, sainte,
catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême
pour le pardon des péchés.
J'attends la résurrection des morts
et la vie du monde à venir. Amen.

La prière universelle

Elle est la prière de toute l’assemblée : on prie alors pour la vie de l’Eglise, pour la construction du monde, pour les malheureux, pour les gens qui sont présents à la messe… C’est notre prière à tous, on s’y associe en chantant un refrain. Pendant la prière universelle, tu pries avec toute la communauté qui s’ouvre au monde entier, à l’Eglise et à tous ceux qui souffrent.

 

3. L’action de Grâce ou Eucharistie : « Le Seigneur partage le Pain de Vie »

 

Présentation des dons

Dans la grande prière qui commence, les chrétiens rendent grâce à Dieu pour Jésus-Christ. Il a offert sa vie pour tous les hommes. Célébrer la messe, c’est rendre grâce à Dieu pour toutes ses merveilles.

Comme les disciples ont préparé la table de Pâque, il faut se préparer. C’est pour cela, que l’on apporte le pain et le vin sur l’autel. Ils représentent les fruits de la vie donnée par Dieu : le pain est le fruit de la terre et du travail des hommes et le vin est le fruit de la vigne et du travail des hommes.

Autrefois les fidèles apportaient des légumes, des œufs,…. en même temps que le pain et le vin : ensuite on les distribuait aux prêtres et aux pauvres. Aujourd’hui on fait la quête, c’est-à-dire que l’on récolte l’argent qui vient aussi du travail : il sert à la vie des prêtres et au partage avec les pauvres.

 

La prière eucharistique

Grande prière de louange adressée au Père, au cours de laquelle les chrétiens font mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus, et demandent à l’Esprit-Saint d’agir dans le cœur des hommes et dans l’Eglise.

 

Saint, saint, saint, le Seigneur Dieu de l'univers.

Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

Hosanna au plus haut des cieux !

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Hosanna au plus haut des cieux !

 

Le dernier repas de Jésus, c’est ce grand mystère qui est au cœur de l’Eucharistie. Le prêtre refait les gestes que Jésus a faits au cours de son dernier repas. Depuis Pâques et depuis des siècles, à travers ces gestes, Jésus se rend présent au monde et à son Eglise, dans le sacrement de l’Eucharistie.

A la consécration, au nom de l’assemblée, le prêtre prie le Seigneur d’envoyer son Esprit sur les offrandes. L’Esprit-Saint rend réelle la présence du Christ dans le pain et le vin, comme Jésus l’a promis au cours de son dernier repas. Le pain et le vin deviennent Corps et Sang du Christ. Ainsi Jésus se fait nourriture pour celui qui le reçoit.

La nuit même où il fut livré, il prit le pain, en te rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : "Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous."

De même, à la fin du repas, il prit la coupe, en te rendant il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant : "Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi."

Le Notre Père

 Dans le monde, il y a tellement de gens différents ! L’unité et l’entente sont difficiles à construire. On se sent souvent impuissants devant les haines et les divisions. Mais Jésus apprend à tous, la grande prière de l’unité. Elle commence par « Notre Père ».

Notre Père qui es aux cieux
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux
qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
Mais délivre-nous du mal.
Car c'est à toi qu'appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles.

Le rite de la paix

 Jésus a dit à ses apôtres « Je vous laisse la Paix, je vous donne ma Paix ». Ici, on demande à Jésus de nous donner sa Paix et par Jésus, tous les hommes, qui sont alors ses frères, reçoivent la Paix de Dieu.

 

La fraction du Pain

 Agneau de Dieu : semblable à l’agneau du repas de la Pâque que les Juifs mangeaient pour se souvenir de leur libération de l’esclavage en Egypte, Jésus est désigné par Jean-Baptiste comme « l’agneau de Dieu ». Il donne sa vie pour libérer tous les hommes de l’esclavage du péché.

Agneau de Dieu
qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de nous  !

Agneau de Dieu
qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de  nous !

Agneau de Dieu
qui enlèves le péché du monde,
donne-nous la  paix !

La communion

 Communier : ce mot signifie « être en union avec ». Au cours de la messe, le chrétien communie en recevant l’hostie consacrée, le Corps du Christ. Il est ainsi en union avec le Christ.

 Communier est une démarche de foi qui suppose une certaine disposition du cœur. Par ailleurs, l’église demande à certaines personnes (divorcés remariés, époux d’un divorcé) de ne pas communier. Certains jeunes ou adultes qui n’ont pas fait leur première communion désirent communier. L’église leur demande de suivre une préparation. Celle-ci appelée le catéchuménat permet de préparer le baptême, la communion ou la confirmation avec un accompagnateur.

 Celui qui a conscience d'avoir péché gravement ne doit pas communier sans avoir reçu le pardon par le sacrement de la Pénitence.

 

4. L’envoi : « Le Seigneur nous fait messagers »

 

Bénédiction

 Bénir, c’est « dire le Bien ». A la fin de la messe, quand le prêtre bénit l’assemblée au nom de Dieu, il annonce que Dieu reconnaît ce qu’il y a de bon en chacun, qu’il désire le bonheur des hommes et qu’il leur donne sa force.

 

La paix du Christ

 Le mot « messe » vient de « mission ». Comme Jésus a envoyé ses disciples, nous aussi, nous sommes envoyés avec les autres chrétiens pour annoncer la Bonne Nouvelle.