Saint Joseph

 

Le 19 mars, comme le 1er mai, l’Église célèbre la fête de saint Joseph. Le père nourricier de l’Enfant-Jésus a toujours été très honoré par les chrétiens. Le mois de mars lui est consacré.

 

Il est le saint patron des familles, des pères de famille, des artisans, des travailleurs, et des mourants.  Des catholiques confient à sa prière leurs affaires matérielles : une recherche d'emploi, une recherche d'appartement, etc. Ainsi, il est devenu le patron des affaires matérielles. Par ailleurs, en raison de sa qualité d'homme juste, beaucoup de catholiques demandent son intercession pour discerner leur vocation, rencontrer le bon époux, la bonne épouse, etc.

 

Le 8 décembre 1870, le Bienheureux Pie IX (Pape de 1846 à 1878) a déclaré saint Joseph patron de l’Église Catholique.

Le Bienheureux Jean-Paul II (Pape de 1978 à 2005) l'a voulu patron du troisième millénaire et patron de la nouvelle évangélisation.

 

À la suite de Joseph, l’attitude fondamentale de toute l’Église doit être celle de l’écoute religieuse de la Parole de Dieu, c’est-à-dire de la disponibilité absolue à servir fidèlement la volonté de salut de Dieu révélée en Jésus. Nous trouvons le modèle de l’obéissance incarnée, après Marie, précisément en Joseph, celui qui se distingue par l’exécution fidèle des commandements de Dieu.

Les premières lectures du Carême – souvent méditées autour du 19 mars - nous invitent à une attitude qui fut fondamentalement celle de Joseph :

« Quand tu pries, retire-toi au fond de la maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret, ton Père voit ce que tu fais dans le secret. » (Matthieu 6,6).

Dans l’Évangile, ce n’est pas Joseph qui est mis en vedette ! Il vit caché dans l’ombre de Marie. Il n’est pourtant pas absent, il est silencieux.

L’époux chaste de Marie est d’abord un croyant. Il est un homme droit parce qu’il vit totalement de la foi, c’est un saint parce que sa foi est vraiment héroïque. Saint Joseph est grand par sa foi, non pas parce qu’il prononce des paroles qui lui sont propres mais surtout parce qu’il écoute la voix de Dieu. Il écoute en silence, son cœur est toujours prêt, avec persévérance, à accueillir la Vérité que contient la Parole du Dieu vivant.

Au début de l’Évangile, la foi de Joseph rencontre la foi de Marie, proclamée « bienheureuse parce qu’elle a cru » par sa cousine Élisabeth. Certes, Joseph n’a pas répondu à l’annonce d’un ange comme Marie, mais lui aussi peut être proclamé « bienheureux » car il a répondu affirmativement à la Parole de Dieu. Il a fait ce que l’ange lui avait prescrit en prenant chez lui Marie son épouse.

En accueillant Marie, en lui ouvrant sa porte, c’est le Fils de Dieu conçu en son sein qu’il accueille pour demeurer chez lui. Il fait tout cela par pure obéissance de la foi.

On peut dire que ce que fit Joseph l’unit de manière particulière à la foi de Marie : il accepta comme une vérité venant de Dieu ce que Marie avait déjà accepté lors de l’Annonciation. Il est le premier à participer à la foi de la Mère de Dieu et ainsi il soutient son épouse dans la foi en l’Annonciation divine. Il est aussi celui qui est placé le premier par Dieu sur le chemin du « pèlerinage de la foi » sur lequel Marie, surtout à partir du Calvaire et de la Pentecôte, sera la première d’une manière parfaite.

Songeons simplement avec tendresse à cet homme juste qui a pris de nombreuses fois l’Enfant-Dieu dans ses bras, a joué avec lui, l’a élevé, l’a nourri de son travail, lui a appris un métier avec un savoir-faire, tout ce qu’un père transmet à son fils. Il a peut-être par sa foi, son silence et son obéissance, quelque chose à nous transmettre, à la manière d’un père et devenir, pourquoi pas, le guide de notre vie chrétienne.

Je vous salue, Joseph,

Vous que la grâce divine a comblé,

le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux,

Vous êtes béni entre tous les hommes,

Et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni.

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,

Priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail,

Jusqu’à nos derniers jours,

Et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.

Amen.