Carême

Le mercredi des Cendres

Quarante jours avant Pâques, nous rappelons que nous sommes terrestres, issus de la terre, terre que nous portons en nous et qui nous nourrit, poussière que la cendre représente parfaitement. Le mercredi des Cendres confirme notre humanité qui sort de l’ « humus » et aussi le retour à cette poussière si le péché n’est pas vaincu par le pardon et la nouvelle vie en Dieu. « Faire pénitence », c’est rechercher cette nouvelle vie, c’est aller au fond de soi pour mettre son cœur à choisir ce qui mène à Dieu : redonner au fond de soi, sa vie véritable à son cœur. Si la pénitence à tendance à évoquer plutôt la privation, c’est sans doute parce qu’il nous faut enlever d’abord le trop plein d’avoirs qui nous couvre et nous cache à nous-mêmes comme un masque. La pénitence s’associe au jeûne d’abord pour savoir se limiter à l’essentiel, au strict nécessaire et aussi pour donner aux autres ce qui serait en surplus, le superflu. Toutes nos limites doivent devenir des ouvertures vers l’écoute et le partage.

 

 

 

 

Pour vivre Pâques, il faut se préparer physiquement et mentalement comme pour une activité humaine importante. Le Carême est une période bien située pour ce stage préparatoire.

« Carême », c’est la transcription française du mot latin « quadragesima [dies] », c’est-à-dire « le quarantième jour » avant Pâques. Chez les chrétiens, fidèles à la Bible, nous estimons le chiffre 40 qui rappelle les 40 jours du Déluge, les 40 ans de l’Exode des Hébreux pour fuir l’esclavage de l’Egypte vers leur liberté, les 40 jours de Jésus dans le désert avant sa vie de prédication. 40, c’est le chiffre d’une attente, d’une préparation à un changement. C’est pour nous une sorte de stage préparatoire à la transformation de notre vie humaine en vie recréée en Dieu.

Feuille de carême proposée par

l'abbé Juan Ernesto Alvarez Torrealba

PRIERE - PARTAGE - JEÛNE

 

 

Carême attitude