Quand lui ... Quand moi ...
Quand lui n'achève pas son travail, je me dis qu'il est paresseux.
Quand moi je n'achève pas mon travail, c'est que je suis surchargé !
Quand lui parle de quelqu'un, c'est de la médisance.
Quand moi je parle de quelqu'un, c'est de la critique constructive !
Quand lui tient à son point de vue, c'est un entêté.
Quand moi je tiens à mon point de vue, c'est simplement de la fermeté !
Quand lui passe beaucoup de temps pour faire quelque chose, comme il est lent !
Quand moi je prends beaucoup de temps pour faire quelque chose, c'est que je suis méticuleux !
Quand lui est rapide pour faire quelque chose, il bâcle.
Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose, je suis plus habile !
Quand lui est aimable, il doit avoir une idée derrière la tête.
Quand moi je suis aimable, je montre tout simplement mon bon caractère !
Quand lui fait quelque chose sans qu'on lui dise, il s'occupe de ce qui ne le regarde pas. Quand moi je fais quelque chose sans qu'on me le dise, je fais preuve d'initiative !
Tu seras un Homme, mon fils
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie Si tu peux être amant sans être fou d'amour, Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu sais méditer, observer et connaître Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Tu seras un Homme, mon fils.
Rudyard Kipling
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Frères pour nos frères
Seigneur, nous avons pris l'habitude
de nous dévouer sans cesse.
Nous sommes les saint-bernard
de ceux que nous côtoyons.
Nous savons les paroles qu'il faut prononcer,
les sourires qu'il faut offrir,
les gestes qu'il faut faire.
Nous sommes les bons serviteurs,
mais nous ne serons jamais
des "serviteurs inutiles"...
Car, sans nous en rendre compte, à cause de nous,
les autres demeurent des "petits"
pendant que nous restons grands.
Ils demeurent indigents
pendant que nous sommes riches.
Et nous serions perdus
s'ils n'avaient plus besoin de nous.
Aide-nous, Seigneur,
à moins nous dévouer, mais non point à moins aimer.
Aide-nous à faire grandir les autres
tandis que nous diminuerons.
A moins leur donner et à leur demander plus.
A les rendre sauveurs au lieu de les sauver.
Alors, nous serons, Seigneur,
non des bienfaiteurs, non des pères,
mais des frères pour nos frères.
Michel Quoist
Parabole du figuier
Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n'en trouva point. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n'en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j'y mettrai du fumier. Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas. (Luc, XIII, 6-9)
Lu et commenté lors de la messe de rentrée de 2007 en ouverture de l'année scolaire.