Année Sainte de la Miséricorde

À chacun, Jésus révèle la surabondance de l’amour de  Dieu : non seulement  Dieu  m’aime, mais  en plus il veut que je retrouve ma dignité. Dieu ne m’enferme pas dans ce que j’ai fait ou subi mais toujours il regarde en moi la personne. A chacun alors d’être miséricordieux envers les autres et de les aider à se relever à leur tour.

 

 

Le pape François a institué  un « Jubilé de la miséricorde » ou « Année sainte de la miséricorde » pour 2016, plus précisément du 8 décembre 2015 (fête de l’Immaculée Conception) au 20 novembre 2016 (fête du Christ-Roi).

 

Un jubilé ?

Dans la Bible, chaque cinquantième année, appelée année de rémission, est consacrée à Dieu. Les Hébreux fêtaient ainsi leur libération de l'exil de Babylone. Les dettes, les fautes, les peines sont remises, les esclaves rendus à la liberté, le travail des champs suspendu et la terre laissée en repos. La corne de bélier, « yobel » en hébreu, qui servait à sonner cette fête, a donné le mot « jubilé ».

C’est en 1472 que le délai de 50 ans est ramené à 25 ans. Il y a donc un jubilé «ordinaire » tous les 25 ans. Le pape peut également, à son initiative, déclarer un jubilé «extraordinaire », comme ce fut le cas pour les années 1933 (pour le 19e centenaire de la mort du Christ) et 2000 (pour le deux millième anniversaire de la naissance de Jésus) par exemple.

Un jubilé est l’occasion pour que les familles, les paroisses, et toute la communauté chrétienne soient stimulés dans leur vie de prière.

 

Une année sainte ?

Une Année sainte ou Jubilé est, dans l'Église catholique, une célébration destinée à raviver la foi des catholiques.

 

La miséricorde ?

C’est « le cœur profond », les « entrailles » qui frémissent sous le coup de la douleur et de la peine. Quel père ou mère n'a ressenti cela en sachant son enfant malade, en danger ou perdu ? La miséricorde apparaît donc comme l'attachement profond d'un être pour un autre et particulièrement de Dieu pour l'homme. Dans notre vie, Dieu souffre avec nous, il est bouleversé par nos malheurs, nos souffrances et notre condition d'homme pécheur.

Dans un grand mouvement d'amour pour nous, il nous manifeste sa tendresse, nous aide concrètement dans nos vies, nous témoigne sa « miséricorde », nous pardonne nos manquements, nos faiblesses, nous envoie son Fils. Dans le Nouveau Testament, Jésus nous invite à faire de même envers nos frères : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (Mathieu 5,48). C'est l'une des conditions pour entrer dans la vie éternelle.

La miséricorde est un thème cher au pape François : « La miséricorde est ce que nous pouvons ressentir de mieux. Elle change le monde. Elle permet qu’il soit un peu moins froid et plus juste. Il est important que chacun la vive et la porte dans tous les milieux de la société. En avant ! C’est maintenant le temps de la miséricorde. »

 

Le pardon ?

Dans notre vie de foi, c'est au travers du sacrement de réconciliation (la confession) en particulier que nous percevons la miséricorde de Dieu et plus largement dans la prière et les différents sacrements dans lesquels est communiqué le don de Dieu. Le pardon de Dieu nous remplit de joie et d'allégresse, nous redonne la paix. Mais ce n'est pas tout. Dieu nous manifeste aussi son attachement, sa miséricorde, au travers de personnes, d'événements concrets, de rencontres.

 

La Porte sainte ?

Le commencement de l’Année jubilaire ou Année sainte est toujours solennellement marqué par l’ouverture d’une Porte sainte par le pape en la Basilique Saint-Pierre à Rome. Mais, en ce Jubilé de la Miséricorde 2016, le Pape François a souhaité également qu’il y ait une porte de la Miséricorde dans chaque diocèse de telle sorte que chacun puisse à travers le monde faire une démarche jubilaire.

Une porte, dans la vie quotidienne, a plusieurs fonctions, toutes reprises par le symbole de la Porte sainte : elle marque la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le péché et l’ordre de la grâce ; elle permet d’entrer dans un nouveau lieu, dans la révélation de la Miséricorde et non de la condamnation ; elle assure une protection, elle donne le salut.

Jésus a dit : « Moi, je suis la porte » (Jean 10, 7).  

La Porte sainte rappelle la responsabilité qu’a tout croyant d’en franchir le seuil : c’est une décision qui suppose la liberté de choisir et en même temps le courage d’abandonner quelque chose, de laisser derrière soi quelque chose ; passer par cette porte signifie professer que Jésus-Christ est le Seigneur, en raffermissant notre foi en lui, pour vivre la vie nouvelle qu’il nous a donnée. C’est ce que le Pape Jean-Paul II avait annoncé au monde le jour même de son élection : « Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. »

 

Le logo ?

Il a été créé par le père Rupnik, jésuite. Il propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père qui demande de ne pas juger ni condamner, mais de pardonner et donner l’amour et le pardon sans mesure (Luc, 6,37-38). Il montre le Fils qui charge sur ses épaules l’homme qui s'est perdu. Il exprime l’amour du Christ qui est mort sur une croix pour nous sauver. Ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Le Christ voit par les yeux de l'homme qui pourrait être Adam, et celui-ci voit par les yeux du Christ. Chaque homme découvre ainsi dans le Christ, nouvel Adam, son humanité et le futur qui l’attend, en contemplant dans Son regard l’amour du Père.

Cette scène se situe à l’intérieur de l’amande, elle aussi un symbole cher à l’iconographie ancienne et du Moyen-Age, appelant la coprésence de deux nature, la divine et l’humaine, dans le Christ. Les trois ovales concentriques, en couleur progressivement plus claire, vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ apportant l’homme en dehors de la nuit du pêché et de la mort. D’ailleurs, la profondeur de la couleur plus foncée évoque aussi l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout.

 

Les 7 œuvres de miséricorde corporelle

1 Donner à manger à ceux qui ont faim.

2 Donner à boire à ceux qui ont soif.

3 Vêtir ceux qui sont nus.

4 Abriter les étrangers.

5 Visiter les infirmes.

6 Visiter les prisonniers.

7 Ensevelir les morts.

 

Les 7 œuvres de miséricorde spirituelle

1 Conseiller ceux qui en ont besoin.

2 Instruire les ignorants.

3 Amener les pécheurs à ne plus pécher.

4 Consoler les affligés.

5 Pardonner les offenses.

6 Supporter patiemment les personnes ennuyeuses.

7 Prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

BULLE DU JUBILÉ DE LA MISÉRICORDE : cliquez ici

 

Ouverture de la Porte Sainte

à la basilique Saint Pierre à Rome

par le Pape François le 8 décembre 2015

Homélie de Mgr Marc Aillet,

messe d'ouverture de l'Année Sainte de la Miséricorde,

cathédrale Sainte-Marie à Bayonne, 13 décembre 2015

(enregistrement grâce à Radio Lapurdi)

 

69 grandes icônes du Christ de la Miséricorde comme celle-ci

ont été bénies et données le 13 décembre 2015 aux 69 paroisses du diocèse

pour être vénérées durant l'Année Sainte

par les familles, les communautés, les lieux d'accueil,

les établissements scolaires, ...

 

Le chapelet de la miséricorde divine a été enseigné par le Christ lui-même à Sœur Faustine Kowalska (1903-1938), devenue sainte Faustine en 2000, lors d’une de ses nombreuses apparitions dont il la gratifia. Il lui demanda d’être l’apôtre de sa miséricorde. Voici entre autre ce que le Christ a déclaré :
 

« Récite chaque jour et sans cesse ce chapelet que je t’ai enseigné… Quiconque le récitera, obtiendra à l’heure de la mort une grande grâce de ma miséricorde. »

« Tu feras de grandes choses si tu t’abandonnes entièrement à ma volonté en disant : Qu’il en soit non pas comme je veux, mais selon Ta volonté,ô Dieu. Sache que ces paroles prononcées du fond du chœur transportent l’âme en un instant au sommet de la sainteté »

« Ma fille, à chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, plonge-toi toute entière en ma Miséricorde, adore-la et glorifie-la. […] A cette heure là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres »

« En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie par ma Passion. C’est une heure de grande miséricorde pour le monde entier »

 

Voici comment réciter le chapelet :

  • Au début, sur la croix, réciter 1 Notre Père, 1 Je vous salue Marie et 1 Je crois en Dieu.
  • Sur les gros grains du chapelet dire :

« Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de ton Fils bien aimé, Notre Seigneur Jésus Christ.

En réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »

  • Sur les petits grains du chapelet, dire

« Par sa douloureuse Passion,

Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier »

  • A la fin du chapelet, on dit 3 fois :

« Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel,

Prends pitié de nous et du monde entier »

  • Puis on ajoute 3 fois :

« Jésus, j’ai confiance en toi ! »

  • On termine avec le signe de croix.

 

NB : On peut aussi, à la fin du chapelet, prononcer du fond du cœur les paroles enseignées par Jésus :

« Qu’il en soit non pas comme je veux, mais selon Ta volonté, ô Dieu »

 

On peut également, si notre chapelet est destiné à un pécheur, réciter « avec un cœur repentant et avec foi », la prière suivante :

« Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de miséricorde pour nous, j’ai confiance en vous »

 

Chapelet de la miséricorde (soeur Emmanuelle Maillard) :

 

Visite du pape François au sanctuaire de la Miséricorde Divine à Cracovie, à l'occasion des JMJ, le 30 juillet 2016. Capture CTV.